Concours – Édition 2018

Le concours annuel Rivalités est reconnu comme étant l’un, sinon LE concours de poésie francophone d’origine japonaise le plus difficile du monde! Seule une poignée de poètes chaque année réussissent à tirer leur épingle du jeu et à voir leur créativité récompensée par de magnifiques publications et le prestigieux titre de Grand.e Rival.e.

En 2015, vous deviez compléter des haïkus de deux lignes avec le plus d’originalité possible. L’année suivante, des duos de photographe et de poète devaient s’accorder pour former les plus beaux haïshas jamais lus dont cinq seulement ont donné vie à de magnifiques cartes postales. L’an dernier, sur la thématique de l’érotisme, nous vous avons demandé de créer des séries de senryûs selon une liste de critères très stricte.

 

LE CONCOURS 2018 :

Cette année, tout en contraste, nous vous proposons un concours classique dont les règles suivantes devront être scrupuleusement observées. Les haïkus les plus proches de nos attentes seront retenus pour la publication d’une anthologie de référence.

Thème libre.

 

MISE EN CONTEXTE :

Pour nous, le haïku c’est la captation sur le vif d’un bref instant avec nos cinq sens premiers : oui, la vue, mais aussi l’odorat, le goût, le toucher et l’ouïe. Pour les japonais, le haïku est un art sensuel et une véritable philosophie de la perception loin des “photos Polaroid” et des images mentales, des états d’âmes et des descriptions lyriques de nos poètes occidentaux.

 

POUR VOUS QUALIFIER À RIVALITÉS 2018 :

  • Nous devons sentir dans chacun de vos poèmes, cette absorption entre le sujet qui observe et le sujet observé.
  • Restez dans les perceptions du moment présent et au plus près possible du corps, donc, sentez, touchez, observez, écoutez, goûtez… ne pensez pas !
  • Nous devons percevoir facilement la relation fusionnelle entre votre être profond et la nature.
  • Partagez avec nous une écriture pleine de simplicité et d’humilité.
  • Respectez les règles essentielles et évitez les pièges du débutant.

 

LES RÈGLES ESSENTIELLES :

  • Seulement des textes de dix-sept syllabes.
  • Disposition des textes sur trois lignes avec un premier vers de cinq syllabes, un second de sept et le troisième de cinq.
  • La règle du kireji (césure) doit être respectée, soit :
    • En deux mouvements 1+2 ou 2+1, séparés par une césure marquée ou non.
    • En trois mouvements, un sur chaque ligne; la forme la plus difficile à réaliser.
    • En un seul mouvement légèrement suspendu sur la ligne 2 par une césure ou un mot-pivot.
  • La règle du kigo (référence au moment) doit être respectée également.
  • Puisque le haïku c’est ce qui se passe ici et maintenant, l’usage de l’indicatif présent pour les verbes est essentiel.
  • Soyez concret, positif et optimiste parce que c’est plus agréable à lire pour tout le monde ! 🙂

 

terrasse Duffrein
les mains sur le garde-corps
les yeux sur la lune

Pascal Goovaerts, 2016

 

LES PIÈGES À ÉVITER :

  • Nous dire quoi penser ou ce que pense quelqu’un.
  • Faire la morale, blâmer, juger ou reprocher.
  • Personnifier la nature.
  • La ponctuation pour marquer la césure – elle doit être évidente – et la ponctuation pour mettre de l’émotion – trouvez plutôt les mots justes !
  • Parlant se césure, évitez absolument les phrases pliées en trois.
  • L’usage des figures de rhétorique et style dont le jeu de mots, l’énumération, la métaphore et la rime.
  • Tout ce qui est artificiel et nous détourne de l’esprit du haïku.
  • Les histoires qui durent plus d’un moment.
  • Et surtout les mots de remplissage pour arriver à 17 syllabes !

 

PRÉCISIONS IMPORTANTES :

  • Les ji-tarazu, 16 syllabes, et les ji-amari, 18 syllabes, sont tolérés mais seulement s’il nous apparaît évident que vous ne pouviez pas faire autrement.
  • Pour le comptage des syllabes, nous respectons la règle du “e” caduc qui consiste à considérer que le “e” final d’un mot s’élide (est muet) devant une voyelle, mais se prononce devant une consonne. Seule exception : à l’intérieur d’un vers, le “e” final, accompagné des marques du pluriel -s ou -nt, se prononce et donc compte toujours pour un pied, quoi qu’il précède. Par ailleurs, le “e” final d’un mot ne se prononce jamais lorsqu’il est placé en fin de vers et cela même s’il porte les marques du pluriel ou du féminin.
  • Pour le kigo, nous acceptons les références aux cinq saisons des japonais, toute référence au ciel et aux astres ainsi qu’aux activités humaines saisonnières ou historiques. Normalement, le jury tient compte de la région de monde dans laquelle sera ancrée la situation décrite dans le haïku.
  • Comme le haïku est un art plein de sous-entendus, de suggestions et d’allusions, nous préférons que l’observateur se fasse discret et que le JE sois le moins présent possible.

 

VOTRE PARTICIPATION AU CONCOURS :

  • Seuls les textes en français seront lus et seuls les textes non conformes seront soumis au jury.

  • Vous pouvez envoyer autant de haïkus que vous en écrivez, entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2017 inclus.
  • Si vous êtes lauréat.e.s du concours, vous acceptez que vos textes soient publiés dans un ouvrage collectif et vous acceptez d’y être identifié.e comme auteur.e.
  • Les trois poètes qui auront envoyé les meilleurs textes selon l’avis du jury seront proclamés Grand.e Rival.e de l’année et recevront une copie de l’anthologie et un abonnement d’un an à la revue Rivalités.
  • Les membres du jury peuvent participer au concours mais ne peuvent pas prétendre au titre de Grand.e rival.e ni remporter de prix
  • La participation au concours est gratuite et bénévole – les auteurs conservent leurs droits sur leurs œuvres.
  • Les résultats seront dévoilés le 14 février 2018.

 

LE JURY :

La composition du jury sera annoncée en octobre 2017.

 

PARTICIPEZ MAINTENANT !